A l'honneur ...



Claude et Roger PETITPIERRE

Enfin, après vingt-cinq ans d´un travail sérieux, acharné et minutieux, ils font éditer le magistral ouvrage de Haute-Marne au Coeur de l´Histoire : deux volumes de cinq cents pages pour faire découvrir les richesses trop souvent méconnues du lieu de ce département, de la préhistoire à nos jours.

 Pour en savoir plus sur cette oeuvre, cliquez ici
 
  KILICKAYA Sema (Turquie 1968...)  
 
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Sema Kılıçkaya est née en 1968 en Turquie, à la frontière syrienne, dans un
milieu à la fois arabophone et turcophone.

Arrivée en France à l’âge de quatre ans, elle apprend le français avant d’entreprendre des études de littérature et de civilisation anglo-saxonnes.
Un DEA sur l’immigration turque en Grande-Bretagne l’a amenée à s’interroger sur les questions d’identité et de langues.

Agrégée d’anglais, elle est aujourd’hui enseignante et traductrice.

Son oeuvre :
Sema Kiliçkaya est auteure de nouvelles et de romans.





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Son premier roman est : _Anadolu_, un recueil de contes traditionnels d'Anatolie, est publié par Publisud en 2004
Le deuxième, _Le Chant des tourterelles_ parait en 2009.(edition : L'Arganier)




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Dans le numéro 78 de Brèves, a été publiée une de ses nouvelles intitulée : D'Un Monde à l'Autre. D'autres nouvelles peuvent être lues dans la revue bilingue franco-turque OLUSUM/GENESE.

Sema Kiliçkaya est également traductrice de romans en langue anglaise :

1. Le Chemin de l'Espoir, Emily Richards
2. La fortune des Stanton, Ginna Gray
3. La Maison de la Baie, Sherryl Woods
4. Au fil d'un été, Debbie Maccomber
5. Au fil des jours à Blossom Street, Debbie Maccomber
6. L'Héritière des Highlands, Fiona Hood- Steward
7. La fille du New Hampshire, Shannon Stacey
8. Rendez-vous sur la baie, Sherryl Woods





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 • Prix Seligmann 2014


Le Prix Seligmann contre le racisme a été créé en souvenir des combats menés par Françoise et François-Gérard Seligmann contre le nazisme au sein de la Résistance et contre l’intolérance et l’injustice pendant la guerre d’Algérie. Il récompense annuellement une création écrite, individuelle ou collective, consacrée à la lutte contre le racisme et contribuant à la victoire de la raison et de la tolérance.

La Chancellerie des universités de Paris décerne chaque année depuis 2003 le prix Seligmann contre le racisme, l’injustice et l’intolérance. D’un montant de 12 000 euros, ce prix « a pour vocation de récompenser annuellement une création écrite, d’expression française, apportant une pierre solide à la lutte contre le racisme ».
Pour la 11e édition, (jeudi 16 octobre 2014) le jury a récompensé la Chaumontaise Sema Kiliçkaya pour Le royaume sans racines, publié en 2013 aux éditions in octavo.
Née en Turquie à la frontière syrienne, l’auteure, par ailleurs enseignante agrégée d’anglais et traductrice, s’interroge, à partir de sa propre histoire d’enfant puis d’adolescente immigrée en France, sur les rapports de la langue et de l’identité.
Le jury, réuni en Sorbonne sous la présidence de François Weil, recteur de l’académie, chancelier des universités de Paris, en présence notamment d’Yvette Roudy et de Pierre Joxe, anciens ministres, a été particulièrement sensible à la qualité littéraire de l’ouvrage : « L’écriture témoigne d’une belle maîtrise de la langue et l’ouvrage propose une réflexion de qualité sur le langage. Les membres du jury ont apprécié un récit poétique, émouvant et exprimant une pensée positive sur l’exil, l’immigration et l’intégration. Le royaume sans racines correspond ainsi parfaitement à l’esprit du Prix Seligmann contre le racisme.
(article de l'Affranchi de Chaumont, hebdomadaire local, du 24 octobre 2014)




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 • L'avis du jury


« Nous sommes nombreux à courtiser la mémoire de l’immigration », écrit Zora (la narratrice) à la fin de ses mémoires. Et il est vrai que de nombreux ouvrages ont été consacrés à ce sujet. J’en ai lu quelques uns que je classe selon leur genre : évocation, démonstration, dénonciation. Mais rares sont les ouvrages consacrés à l’immigration
qui emportent, réjouissent, rendent gai et triste en même temps. Et aussi qui donnent envie
de s’approprier une poésie du verbe, de l’image et de la musique propre à la culture de gens qui, immigrés, connaissent illusions, désillusions et intégration.

Ce livre, bien qu’écrit chronologiquement, fait remonter le temps. Il se conclut sur la «francisation » d’une jeune immigrée révoltée contre elle-même, contre ses parents,
sa culture, et qui, en définitive, s’accepte (y compris physiquement) en devenant une passerelle entre ceux qui sont comme ses parents et la culture du pays d’accueil.
Cet aboutissement est la conclusion d’un cheminement décrit tout au long du livre. Il dénonce les ravages de l’intolérance, des conflits entre les communautés (alaouites, sunnites, kurdes). Il raconte aussi la rencontre au sein d’un village vertical, une tour de
Babel - un immeuble - entre communautés immigrées qui, d’abord méfiantes, finissent par s’accepter, se comprendre et échanger des services et, ce qui est le plus important,
des plats cuisinés. À telle enseigne qu’un des rares « vrais » Français qui habite l’immeuble affiche un rejet bougon des Turcs, mais tempère sa xénophobie en admettant
que leur cuisine est bonne.

Écrit dès son prologue dans une langue sucrée, épicée, parfumée, jamais ampoulée, souvent surprenante, ce livre familiarise avec l’immigré. Il souligne que les liens qui
se créent entre immigrés d’origines différentes sont une manière de partager l’épreuve de l’intégration. au pays d’accueil, en dépit de ses défauts, de son climat et de ses habitants. Il donne la parole à la mémoire qui, tels les choeurs de la tragédie grecque, commente
de chapitre en chapitre la destinée des héros.

L’originalité du livre tient aussi dans le fait qu’il décrit le destin de l’immigration turque en France, qui n’est pas celle à laquelle on pense en premier. D’ailleurs, les immigrés
en Europe sont appelés en Turquie Alamandji (parmi lesquels il y a les Fransawis).

Le lecteur qui connaît les actions de la Fondation Seligmann ne manquera pas d’être frappé par l’hommage rendu par l’héroïne à « Monsieur Larousse », c’est-à-dire
au dictionnaire qui lui a permis de faire tant de découvertes. Le bien-fondé de la distribution de dictionnaires à des familles de primo-arrivants est conforté par le récit
de cette jeune turque qui souligne qu’avec le dévouement de son institutrice, le dictionnaire a été décisif pour son avenir.

Enfin, il s’agit aussi d’un vrai roman qui captive avec sa façon de raconter ou de suggérer un fait dont la clé est donnée plus tard, à un moment conquête d’une jeune immigrée
par la langue française, de son émancipation grâce à sa volonté de changer pour être elle-même, et qui achève son cheminement en enseignant le « français langue étrangère" »

C’est un livre magnifique !

Guy Snanoudj




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Liste de ses oeuvres :
 Royaume sans racines (Le)