A l'honneur ...



Bernard Clouet nous a quittés

Il était le dernier des "honnêtes hommes" au sens des Lumières, à être parmi nous : écrivain, peintre, philosophe, poète mais aussi scientifique... et charmeur. Il a rejoint Marguerite le 1er novembre 2019. Une étoile porte son nom dans le ciel mais une autre s´est éteinte sur terre.

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  QUERCY Patrick (1956- )  
 
ecrivains Haute Marne

Marié et père de trois enfants, Patrick Quercy est né en 1956 à Rosny-sous-Bois dans la banlieue parisienne. D’origine très modeste, son père étant égoutier parisien, Patrick Quercy a quitté le lycée pour entamer une carrière de météorologiste au sein de l’armée de l’air. Sa profession l’a mené aux quatre coins de la France métropolitaine, au hasard de ses stages et de ses affectations, mais aussi en Polynésie française et dans les Balkans. Lors de son enfance et de son adolescence, de fréquents séjours en colonies de vacances l’ont initié à la pratique de la montagne, que ce soit pour le ski l’hiver où l’alpinisme l’été, ce qui a développé en lui son amour de la nature. Ses racines solognote, lorraine et haut-marnaise, n’ont fait que renforcer cet ancrage vers la province, à tel point qu’il s’est fixé en Haute-Marne pour y vivre sa retraite de l’armée, après plus de trente années de service, tout en y exerçant les activités de correspondant de presse.




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 • Son oeuvre


L´Atoll du Sourire
Le lecteur est invité à voyager : au départ de la vallée d’Ossau, dans le parc national des Pyrénées, puis il survole le continent américain. Enfin, il découvre Tahiti et la Polynésie française. Dans _l’Atoll du Sourire_ l’auteur décrit ses aventures au sein de paysages époustouflants, sa vie avec les indigènes Paumotu (habitants des îles Tuamotu), ses plongées sous-marines, ses pêches, ses navigations, et sa survie au milieu d’ouragans. Ce livre décrit le métier de météorologiste observateur, effectué dans des conditions précaires, avec l’obligation de fabriquer soi-même l’hydrogène nécessaire aux lâchers des ballons-sondes.
L’ouvrage est également un rappel de la riche histoire de Tahiti et des archipels qui composent la Polynésie française : ses grands explorateurs tels que Magellan, Cook, Bougainville, mais aussi la mutinerie du Bounty et l’attaque allemande du croiseur Gneisenau sur Tahiti en 1914. Autant d’anecdotes pratiquement inconnues en métropole. Le célèbre bataillon du Pacifique, créé dès 1941 au sein de la France Libre, est également évoqué dans cet ouvrage qui décrit la vie quotidienne sur les atolls, et l’amour de la Métropole qui imprègne le cœur de ces français du bout du monde.
La flore et la faune de Polynésie française y sont également décrites avec minutie. Si la Haute-Marne est régulièrement évoquée, le lecteur assiste également à la réalité des essais nucléaires de Moruroa et à la vie quotidienne sur cette base.
Enfin, l’auteur revient sur sa vie, sa famille, et notamment sur son père qui exerça un dur métier, celui d’égoutier parisien.

Ce sont ses lectures d’enfance concernant des personnages fameux : les grands navigateurs, les explorateurs et Antoine de Saint-Exupéry, qui ont poussé Patrick Quercy à réaliser son rêve, à savoir découvrir la Polynésie française et y naviguer au sein de ses archipels. C’est son père veuf, qui exerça aussi diverses professions notamment dans le monde du livre, qui lui offrit toute une riche littérature qui le fit rêver et le décida à quitter sa banlieue grise (il résidait face au camp de concentration de Drancy), pour se lancer à l’aventure dans les îles.

Ce récit autobiographique d’aventures en océan Pacifique comporte quinze chapitres.
Le livre autoédité comprend 237 pages de format A4, avec reliure spirale, dont deux pages illustrées de photographies.
Préface de Zsa Zsa Brinzwiska (artiste tzigane).

(Autoédition)




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ecrivains Haute Marne
 • Les Maîtres de la Bura



• Un météorologiste face au vent violent dans l´ex-Yougoslavie

RESUME :
‎"Les Maîtres de la Bùra" est un journal rédigé en Ex-Yougoslavie lors d´opérations militaires de paix. Ce récit qui débute en décembre 1997 et s’achève en avril 1998, permet de découvrir la chronologie des évènements, l´histoire de cette partie de l´Europe, son patrimoine, ses paysages, mais constitue également un ouvrage de réflexion sur l´origine de l´humanité ainsi que sur certains aspects de la société française.
La Bùra, quant à elle, est un vent soudain et très violent qui se lève sur l´Herzégovine méridionale, puis balaie la Dalmatie (Croatie) et l´Adriatique.
L’auteur, qui était à l’époque adjoint de l’ingénieur des travaux responsable de la station météorologique de Saint-Dizier, sur la base aérienne 113, a effectué un séjour de quatre mois à l’aéroport de Mostar (Herzégovine), comme chef du service météorologique. Sa mission consistait à assurer la sécurité aérienne pour les besoins de la division multinationale Sud-est dite « Salamandre », composée de 20 000 femmes et hommes de onze nationalités, et dont le général en chef était français. Le rétablissement des conditions de fonctionnement de l’aéroport international de Mostar avait pour but immédiat le rapatriement d’un million de réfugiés, tandis que les unités de la division s’ingéniaient à désarmer les factions et permettre le retour d’une vie normale pour la population (assurer les services de l’Etat, déminer, procéder aux exhumations des victimes et reconstruire).
La chasse aux criminels de guerre de tous bords était enfin lancée, tandis que les prévisions météorologiques présentées quotidiennement devant l’état-major de la division, installé au camp de Mostar, devenaient prépondérantes pour la réussite des opérations militaires.
Or, un adversaire de taille compliquait des conditions d’action déjà inextricables : le terrible vent dénommé « la Bùra ». La bonne compréhension de ce phénomène, le fait de le prévoir et d’anticiper sa force, constituait la clé de tout le système.
D’autre part, le tir du drone, missile d’observation destiné à surveiller l’ensemble de la Bosnie-Herzégovine et repérer les factieux hostiles, ne pouvait s’effectuer que dans des conditions météorologiques favorables. La perte éventuelle d’un tel engin était considérée comme un grave échec.
Enfin, les bulletins météorologiques de l’auteur et de son adjoint, transmis sur les ondes radiophoniques en langue serbo-croate, se destinaient à une population locale en majorité rurale. De bonnes prévisions de la part des radios démocratiques de la force multinationale, qui émettaient de Mostar et de Sarajevo, permettaient de gagner des auditeurs au détriment des stations mises en place par les factions nationalistes criminelles, ce qui diminuait leur influence.

(Ce journal auto-édité comprend 168 pages de texte en format A4, avec reliure spirale. Les trois dernières pages sont illustrées de photographies ainsi que d’une carte de l’Ex-Yougoslavie contemporaines des faits mentionnés. )






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ecrivains Haute Marne
 • Le Wagon Vert



• Complément de la trilogie autobiographique de l´auteur


Dernier ouvrage d’une trilogie autobiographique (L’Atoll du Sourire, Les Maîtres de la Bùra), _ Le Wagon Vert_ relate en réalité le début des aventures de l’auteur, né dans un milieu défavorisé, tandis que l’école maternelle de son quartier refuse sa scolarisation par manque de place.

C´ est le récit de l’enfance de Patrick Quercy dans la banlieue parisienne, champêtre et bucolique, des environs de Rosny-sous-Bois, puis Bondy, entre 1958 et 1968.
On y découvre la société de 1960, son actualité, la condition ouvrière, la mode "yé-yé" et l’irruption de l’auteur dans un wagon vert du Métro. L´urbanisation a détruit le monde de son enfance, où il dégustait des "Roudoudous" et des "Mistrals gagnants" tandis qu’il découvrait la Lorraine, la Sologne, la forêt de Fontainebleau, la montagne, grâce à des séjours en famille ou en colonies de vacances. On retrouve aussi dans ce livre les vieilles Halles de Paris, on y fait une intrusion dans l´univers des égouts, on y entend la langue "verte" de la "zone" au cours d´une scolarité parfois mouvementée. Enfin, l´histoire souvent tragique de cette banlieue, des combats de 1870 à la honte de la cité de la Muette à Drancy, est également rappelée à la mémoire du lecteur.


A la lecture des ouvrages de Patrick Quercy, chacun de nous peut se demander : Mais où ai-je déjà éprouvé ce sentiment d’un monde vu alternativement par le grand et le petit bout de la lorgnette ? Où ai-je lu cette relation de faits de tous les jours si particulière, ces réflexions souvent comiques plus encore que désabusées ? Où ai-je été entraîné par ce courant qui m’emporte dans une étourdissante odyssée ?

Soudain, on pense à Céline, le Céline revenu de tout, celui de Nord et de Rigodon. Patrick Quercy, lui, se distingue cependant de l’auteur du _Voyage au Bout de la Nuit_ : La dérision humaine baigne son voyage et le rend plus philosophe qu’aigri et surtout plus humain, plus indulgent envers les pantins que sont parfois les hommes.


Les plus lointains semblent les plus présents tant ils ont marqué l’auteur. Une enfance riche d’enseignements vécus dans la pauvreté et tout ce qu’elle entraîne : humiliations, violences, injustices ne l’ont pas épargné. La description qu’il nous en fait est d’autant plus féroce qu’elle reste digne et modérée. Nulle haine, nul misérabilisme dans ce minutieux constat historique qui nous dévoile la face cachée des « Trente dernières glorieuses ».

Le témoin de cette « glorieuse » époque trouvera un plaisir supplémentaire à se reconnaître dans cette fresque qui a fait date.

Le wagon de 2e classe du métro bien que vert, ne fut pas un symbole d’espoir mais de distinction sociale. Certes, la couleur des voitures a changé de nos jours et dans le métro, il n’y a plus de première classe. Mais dans cette tragi-comédie qu’est l’existence humaine, les injustices restent présentes quelle que soit la couleur des wagons.

_Le Wagon Vert_ : Un authentique témoignage de vie !
(Préface de Bernard Clouet, officier des Palmes académiques)

fascicule auto-édité de 242 pages en format A5.







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