A l'honneur ...



Claude et Roger PETITPIERRE

Enfin, après vingt-cinq ans d´un travail sérieux, acharné et minutieux, ils font éditer le magistral ouvrage de Haute-Marne au Coeur de l´Histoire : deux volumes de cinq cents pages pour faire découvrir les richesses trop souvent méconnues du lieu de ce département, de la préhistoire à nos jours.

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  ROBINET jean (20 janvier 1913 - 13 mai 2010)  
 
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 • Ecrivain paysan


Sur cette page :

- Les lieux haut-marnais associés à Jean Robinet

- Biographie (faite par son fils André)

- Le Président d´honneur de l´AHME

- Bibliographie

- Un hommage

- Le Tombeau de Jean Robinet

- Pour aller plus loin




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 • Lieux associés à Jean Robinet


- Percey-le-Grand (Haute-Saône) : lieu de naissance, le 20 janvier 1913

- Saint-Broingt le Bois (Haute-Marne) : il se fixe dans ce village en mars 1949. Il y est enterré.




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 • Biographie : une enfance de paysan pauvre


(Photo : Jean Robinet à Saint-Broingt en 2008)

Aîné des cinq enfants d’une famille de petits cultivateurs, Jean Robinet quitta l’école à douze ans, après avoir obtenu son CEP, renonçant à poursuivre des études afin de pouvoir aider son père.
Il suivit à dix-huit ans des cours agricoles par correspondance que les tâches de la ferme et la fatigue ne lui permirent pas de poursuivre, et effectua son service militaire au 4e RDA de Mulhouse en 1934-1935. Marié en 1938, il partit en Côte-d’Or exploiter la petite ferme de ses beaux-parents.
La véritable activité militante à la fois sur le plan professionnel et sur le plan littéraire de Jean Robinet ne devait se faire jour qu’après la guerre, mais ses prémices étaient en puissance chez l’adolescent, comme il l’a décrit dans son roman autobiographique L’Autodidacte, paru en 1955.
Dans ce livre émouvant, Robinet raconte, d’une manière transposée, les luttes qu’il dut mener pour s’instruire, pour parvenir peu à peu, par des chemins difficiles, arides, à la connaissance intellectuelle habituellement interdite aux enfants du peuple, astreints dès le plus jeune âge aux travaux manuels. Cette confession de Robinet est sans doute à placer à côté de celle de Lucien Bourgeois dans L’Ascension.
Comme ce dernier, manœuvre d’usine misérable, comme Henry Poulaille aussi, orphelin resté seul à treize ans pour gagner sa vie, et comme tant d’autres écrivains ouvriers ou paysans mal connus, Jean Robinet, jeune paysan pauvre réussit, à force de volonté, d’efforts quotidiens semés de sombres découragements, à vaincre les obstacles matériels qui s’opposent si souvent à cette prise de conscience du monde qu’est la véritable culture.




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 • Avide de savoir


Isolé dans sa campagne, Robinet ne trouvait que de dérisoires ressources à son violent besoin de lectures, ouvrages édifiants fournis par le curé du village, livres de classe de l’instituteur. "Je suivais le roman du journal quotidien. D’un style acceptable, cette littérature était néanmoins choisie par une clientèle au goût naïf et qui raffole de belles histoires se déroulant dans les châteaux des riches. Je dévorais tout cela, poussé par mon ardeur de lire. Je ne me rendais même pas compte que cette lecture m’était inutile. Encore eût-il fallu, pour que j’en cherchasse d’autres, que j’en connusse l’existence. Voilà la misère dans laquelle je me débattais à quinze ans, voilà la tragédie de toute ma jeunesse : j’étais avide, je voulais connaître, mon intelligence réclamait, j’avais faim, et pour toute pâture je n’avais que cette triste cuisine."
Le premier livre pour lequel il se passionna fut Le Petit Larousse illustré : "J’avais chaque jour sous la main le meilleur et le plus savant des livres. Plongé dans ses pages écornées et salies, j’y passais la plupart de mes veillées. Il fut à l’origine de cette soif qui, depuis, ne m’a jamais quitté. Ou du moins se trouva-t-il pour l’exacerber. Avec lui commencèrent mes joies et sans que je le susse encore, mes tourments. "




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 • Il entre en littrature dans un stalag allemand


(Photo de Gil Melisson, Présidente d'honneur de l'AHME : lors du salon de Joinville en 2001, le doyen Jean Robinet, co-fondateur de l'AHME, est assis à côté du plus jeune, Jérôme Prévost devenu membre à 16 ans, après avoir reçu le "Prix jeunesse et sports" grâce à un recueil de sonnets supervisé son prof de lettres à l'ESTIC, Yvon Lallemand qui fut lui-même Président de l'AHME) Tout un symbole !

Après son service militaire, il se marie. En 1938, il est mobilisé et fait prisonnier le 17 juin 1940. Sous-officier, il refusa de travailler pour les Allemands. C’est au Stalag VIII C, en Silésie, qu’il entre en littérature : il enrichit son esprit de la rencontre de camarades plus érudits, il côtoie René de Obaldia, poète académicien. Avec les conseils de ses camarades, il écrit ainsi son premier roman grandement autobiographique et des poèmes. Il fonde avec ses compagnons un Cercle littéraire clandestin appelé L’Autre Silence

En 1943, il écrivit Compagnons de Labour, roman d’un paysan et de ses chevaux, sur du papier d'emballage de colis reçus. Il réussit à faire parvenir ce manuscrit artisanal en France et, en rentrant de captivité, Jean Robinet a la bonne surprise d'apprendre qu'un éditeur est intéressé ( le roman est publié en 1946).
En avril 1945, ce fut le retour au pays, "santé délabrée et sans un sou".

En mars 1949, il loue à Saint-Broingt-le-Bois, Haute-Marne, avec son épouse, une ferme de dix-huit hectares. Il se fixe définitivement dans cette région. "Mes moyens de travail sont alors dérisoires, dit-il : deux vaches, un veau, deux juments boiteuses, et quelques nantis me raillent, m’appellent "le camp-volant"..."
Défrichement et développement de cette exploitation se conjuguent avec l’agrandissement de sa famille et sa passion pour l’écriture. Homme de tradition, Jean ROBINET ne s’insère pas moins résolument dans son époque, s’interrogeant et donnant son avis sur l’évolution du monde paysan et de la vie dans les campagnes mais aussi des bouleversements dus aux nouvelles découvertes.




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 • Ecrivain engagé pour la cause paysanne


(Photo: Jean Robinet -au centre- avec à droite, Gil Mélisson, alors Présidente de l'AHME et, à gauche, Annie Goutelle qui a été durant de très nombreuses années vice-présidente de l'association.)

A partir de 1950, il donna des chroniques à La Haute-Marne Libérée et à partir de 1957 au Bien Public. Ces chroniques sont souvent engagées dans le sens d’un service à la petite et moyenne paysannerie ou de sa défense. Elles sont opposées au rapport Vedel (1969) et au plan Mansholt (1972) dirigés contre l’exploitation familiale, fustigent les accapareurs de tout poil. Robinet collabora également au Républicain Lorrain et à Bourgogne-Dimanche.

En 1964, il publia Les Grains sous la meule. Ce roman de la condition paysanne est, comme il le dit lui-même une "œuvre engagée socialement". "C’est une œuvre réaliste qui montre la peine des hommes de la terre, leurs défauts aussi, mais qui met en évidence la situation souvent inhumaine de ceux qu’un certain progrès, une politique agricole aberrante, le mercantilisme des agents immobiliers, une propagande éhontée, jettent dans les ateliers décentralisés, exploiteurs de toute une jeunesse saine et remplie d’idéal, mais sans spécialisation ni moyen de défense."




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 • Militant de l´éducation en milieu rural


L’engagement social de Robinet, d’inspiration chrétienne, ne se limitait pas à ses œuvres de plume.
Adhérent à la FDSEA, conseiller municipal, président d’une coopérative laitière qu’il contribua à moderniser, Jean Robinet devint également cofondateur d’une Maison Familiale Rurale d’éducation et d’orientation (école d’agriculture) pour les fils d’exploitants de condition modeste. En effet, le système éducatif de l’époque n’avait rien prévu pour eux, et Robinet s’impliqua beaucoup pour convaincre les petits agriculteurs de sa région de former leurs fils appelés à leur succéder à la ferme.
La plupart de ses romans ( A chacun son aurore–1979, Le maïs des sables-1982, la terre au cœur-2002 ) montrent un fort attachement à la terre et une revendication du droit de vivre des petits paysans menacés de disparition, soit par les appétits insatiables des gros agriculteurs, soit par les acquisitions foncières d’industriels ou de financiers qui détruisent l’exploitation familiale.
Publié en 2000, La grange à Jean-Mathieu livre son journal quotidien tenu en 1957/58, qui constitue un témoignage direct, imagé et souvent émouvant, de la vie d’un paysan qui s’accroche à sa terre pour faire vivre sa famille.

En 1970, il publia Les Paysans parlent , résultat d’une enquête effectuée auprès de petits et moyens exploitants à travers toute la France et "motivée par les abus de la technocratie et les mensonges du pouvoir qui, par tous les moyens d’information, fait alors passer les paysans pour des assistés, des gens qui coûtent trop cher à la Nation. Une autre enquête, Paysans d’Europe , effectuée dans les pays de l’Europe dite verte et en Norvège, version européenne de l’ouvrage précédent, paraît en 1973.
Ces deux livres sont aussi des réactions au rapport Vedel et au plan Mansholt.




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 • Les associations littéraires et agricoles


(Photo : Jean Robinet et Yvon Lallemand, co-fondateur de l'AHME et qui mourut un an après lui)

Il a été Président d’une Coopérative Laitière, il a été pendant dix-neuf ans Président de la Société littéraire langroise « Le Pain au Lièvre », fondée en 1965, et il est Président-Fondateur de l’ « Association Internationale des Ecrivains Paysans d’Expression Française », fondée en 1972. Responsable de la Commission Culturelle de la Chambre d’Agriculture de la Haute-Marne (la seule en France), créée sous son impulsion.

Jean Robinet est le Co-fondateur, en 1982, de l'Association haut-marnaise d'écrivains (alors nommée : ’Association des Ecrivains haut-marnais"), et en fut le Président d’honneur jusqu'à sa mort.




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 • Une oeuvre dense et complète


(Photo : Jean Robinet à son bureau, toujours en train d'écrire, en 2008)

Il publia plusieurs ouvrages à connotation poétique (Les Marques profondes), régionaliste ("La Vingeanne Pas à Pas, Mes Chemins de Cœur, Voyage à travers la Haute-Marne, La Marne Pas à Pas, Légendes outrancières de ChamplitteLa Maldonne, Mont-Cierge, Le vin du TsarD’une autre Semence, Le sang dépassé).

Plusieurs recueils rassemblent ses chroniques hebdomadaires publiées dans les quotidiens de la région : La Rente Gabrielle, Poils et Panaches, Le Cœur des Hommes, Ferveurs rustiques, La Sixième Gerbe, Terres buissonnières.

Ayant abandonné la totalité de son exploitation à son fils en 1973, Jean Robinet continue à vivre dans sa maison de Saint-Broingt-le-Bois, face aux prairies, parmi les hommes et les animaux, parmi les travaux du village. Même s’il est condamné à l’immobilité pour raison de santé, il continue d’écrire et de s’exprimer. A quatre-vingt-dix-sept ans, il est fidèle à son bureau où il écrit encore des chroniques dans un journal départemental, sous le pseudonyme de Jean FERMIER.





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 • Bibliographie


1946 Compagnons de Labour (éd. Flammarion)

1955 L’Autodidacte
L´Autodidacte nous montre l´acharnement à se cultiver d´un homme éloigné des écoles. Jean Robinet, l´auteur a toujours travaillé la terre, dans son village mais dès l´adolescence il s´est senti appelé par l´écriture. Publié par Flammarion en 1955, L´Autodidacte est le second livre de Jean Robinet après Compagnons de labours. Réédité aujourd´hui, L´Autodidacte n´a rien perdu de sa fraîcheur et reste l´un des ouvrages préférés de son auteur. Ce récit est suivi des Marques Profondes, poèmes d´exil
(Flammarion, 1955, - Réed. Slatkine, 1981- Réed. Le Pythagore, Chaumont, 1998 - 260 pages • 16 x 24 cm isbn : 2-908456-21-4)

1964 Les Grains sous la Meule (éd.Flammarion)
Roman de la condition paysanne. La suite est parue sous le titre Le sang Dépassé en 2007

1968 La Vingeanne Pas à Pas
: Suivant les méandres de la rivière (elle existe comme un personnage), Jean Robinet décrit les caractéristiques de son cours, nous en montre et fait comprendre les paysages. signalant au passage les faits historiques et les monuments, il ne s´attarde pas en des descriptions austères, mais au contraire fait réellement vivre tout ce dont il parle.
Livre d´un homme qui, mieux que quiconque, connaît la rivière et sa vallée, écrit dans un élan d´amour, "La Vingeanne pas à pas" est un livre d´enchanteur.
(Langres : Guéniot, 1983.-139p.:ill en n.et b.;20 cm.)

1968 La Rente Gabrielle
album ; chroniques du village et des champs. Prix Bourgogne.
« Dans mon pays, de nombreuses fermes sont appelées «Rentes». Je baptise la ferme qu´avec mon épouse et mes enfants j´ai créé «La Rente Gabrielle». Gabrielle est le prénom de la fermière. C´est à la rente Gabrielle, face à la nature parmi les bruits des champs et les tâches des laboureurs, qu´ont été écrites les «paysanneries» dont est composé le présent recueil. »
(- ill. de Jean Morette – Serpenoise, 1986 (épuisé)
- Réed. Le Pythagore, Chaumont, 1994
Album broché, couverture avec rabats. 120 illustrations - 248 pages - 19,5 x 26,5 cm isbn : 2-908456-12-5 24,20 euros : à demander à votre libraire
Album relié pleine toile imprimée aux fers. Edition bibliophile.
120 illustrations - 248 pages -19.5 x 26.5 cm . isbn : 2-908456-11-7)

1970 Les Paysans parlent (éd.Flammarion)

1970 La Dernière Etape (Alsatia Colmar)

1971 Voyage à travers la Haute Marne (S.A.E.P. Colmar Ingersheim )

1973 Paysans d’Europe (éd.Fayard)

1975 Poils et Panaches (Serpenoise Metz)

1976 Légendes outrancières de Champlitte
Au pays de Champlitte, aux confins de la Franche-Comté, de la Bourgogne, de la Champagne et de la Lorraine, ont toujours fait merveille conteurs et sorciers. (Editions R.E.P.P., 1976 - Réed. Slatkine reprints, 1984.-218p.;13x21 cm.)

1979 A chacun son Aurore
Dans ce roman, l’auteur met en évidence les misères internes à la profession agricole et montre que l’entraide peut aider les jeunes à triompher des difficultés. (éditions « Mon Village » - 1099 VD Suisse)

1980 Les Saisons (Serpenoise Metz)

1982 Le Cœur des Hommes (Serpenoise Metz)

1982 Le Maïs des Sables (Mon Village Vulliens, Suisse)

1983 Les Marques profondes (éd. D. Guéniot, Langres)

1984 Monsieur le Cochon (G. Klopp Longwy)

1985 Quand Jean Robinet nous conte
Le profond enracinement dans un terroir qui ne se limite pas aux champs environnant son clocher, un certain goût pour le mystère, le respect des croyances et des peurs des anciens, voilà ce qui a conduit Jean Robinet à recenser et à écrire plus de 30 légendes concernant la Lingonie, ancienne province des Gaules. (Langres : D. Guéniot,1985.-222p. 16x24 cm.)

1985 Mont-Cierge
Roman historique et drame social - Prix des Ecrivains de France.
L´histoire se passe au XIXème siècle, sur le terroir natal de son auteur. Rédigé d´après la tradition orale et les documents d´archives, ce roman, tout en contant le drame et les amours contrariées de Nicolas Famoux et de tous ceux qui se sont livrés à cette sorte de ruée sur le fer, constitue une passionnante chronique d´un village avec ses coutumes, les rivalités et les querelles des habitants, leur entraide et leurs procès, leurs croyances aux sorciers et au loup-garou, leur travail dans les mines et aux lavoirs à minerai.
( Flammarion, 1985 - Réed. Le Pythagore, 1996, 350 pages • 16 x 24 cm isbn : 2-908456-17-6)

1986 Ferveurs rustiques (Serpenoise Metz)

1990 La sixième Gerbe ( Serpenoise Metz)

1991 Les Maîtres du Saule
Histoire de la vannerie ; photogr. de Daniel Robinet –
(Langres : D. Guéniot, 1991.- 128p.-21x27 cm)

1993 La Marne Pas à Pas
Jean Robinet nous donne son vingt-troisième ouvrage : 525 km à pied sur les bords de la Marne, passant d´une rive à l´autre, enquêtant sur place pour évoquer l´Histoire, les paysages, les anecdotes, les beautés, les drames. Ainsi lui qui habite aux sources de la Marne, nous en donne la quintessence. (Presses du Village, 1993. 435p.: illustrations de Jean Bouchant, 14x21 cm.)

1993 Cette Faim de lire
Sélection de textes réunis dans un fascicule créé par la bibliothèque de Haute-Marne. Cet ouvrage n´est disponible qu´à cet endroit ( Bibliothèque Centrale de Prêt de la Haute-Marne, 1993.)

1996 Terres buissonnières
Septième recueil de chroniques de la vie paysanne, "Terres buissonnières" rend un nouvel hommage au terroir lorrain. En une centaine de courts textes superbement illustrés par Jean Morette et classés par thèmes, le lecteur est invité à retrouver une vie simple, en accord avec la nature et inspirée de nombreuses traditions.
(Metz: Serpenoise, 1996.- 238p.: ill; 18x24 cm.)

1997 Mes chemins de Cœur
Bourgogne, Franche-Comté, Champagne-Ardenne, Alsace, Lorraine.
C´est une promenade dit Jean Robinet, pas essentiellement guidée par la table ; ses pas l´ont conduit sur des chemins où il avait des souvenirs, où une raison sentimentale l´attirait, où un paysage l´avait séduit, où tel écrivain peut-être avait rédigé un livre qu´il aimait. ses cheminements, de Tonnerre dans l´Yonne aux portes de Charleville, de l´Alsace et du Jura à Sainte-Menehould, n´ont donc pas été choisis au hasard : c´était une question de coeur. (Thionville: G. Klopp, 1997.-233p. : illustré par Bernard Marion (aquarelles); Reliure pleine toile 25x34cm.)

1997 Le Vin du Tsar
: En l´an 1717 suite à un séjour en France du Tsar Pierre 1er, la cour lui offre un vin des meilleurs crus de l´époque du «Clos de Vougeot». Ce vin fut transporté à Saint-Petersbourg. Nicolas Robinet, ancêtre de l´écrivain fit partie de l´expédition en tant que charretier. C´est ce fabuleux voyage vers l´Est que nous propose Jean Robinet. (Editions : Le Pythagore, Chaumont, 1997.- 452 pages; 16 x 24 cm, isbn : 2-908456-18-4)

1998 La Maldonne
Oui, il y a maldonne lorsqu´un homme né roi est fait laboureur par le destin. Louis XVII, enlevé du Temple est mis en sécurité chez des paysans lorrains, s´est posé maintes fois la question. Cette piste ignorée jusqu´ici et tirée au jour par Jean Robinet à la suite de confidences reçues d´un descendant du monarque, met en défaut les impostures qui ont défrayé la chronique de l´époque. Avec La Maldonne, l´auteur fait œuvre d´imagination et prête au personnage les sentiments qu´il a éprouvé lui-même pour son métier et pour les champs. (Editions : Le Pythagore, Chaumont, 1998.-255 pages ; 16 x 24 cm, isbn : 2-908456-22-2)

1999 Les Mémoires d’une belle Encornée
Dans les années 80, une grande dame de la psychanalyse (...) se penchait sur les bébés pour les écouter, pour les comprendre (...). Dans l´imagination de notre auteur, quarante cinq ans plus tôt, une fermière se réjouissait d´une naissance elle aussi. Le bébé était beau. (...) Celle qui venait de le mettre au monde, était une vache laitière. Notre bébé fut appelé Rougette, car c´était une fille... Et puis notre bébé grandit...et puis la guerre... Et puis ce livre est le premier dicté à Jean Robinet par une vache sage, dans un monde de vaches folles. (Le Pythagore, Chaumont, 1999.-184 pages ; 16 x 24 cm, isbn : 2-908456-23-0)

1999 Cher Octave
Un maire, Octave, est le point de mire dans un village. Plus que le clocher, plus qu´un nez au milieu d´une figure. le premier magistrat, celui de qui on attend tout, ce qu´il peut et ne peut pas donner, ce qui est de son ressort et ce qui ne l´est pas. Et cetera, et cetera... (Chaumont: Le Pythagore, 1999.)

2000 La Grange à Jean-Mathieu
« Mais n´est-t-il pas aussi un besoin, n´est-il pas un devoir, ce cahier déjà volumineux ? Je sens que je dois le poursuivre, comme je dois tout faire pour emblaver mes champs. Il est un champ, ce cahier, où plutôt il est une grange où je dois amasser tout le fruit de mes journées » Ce journal, chaque jour entrepris constitue un témoignage exceptionnel sur Jean Robinet, tiraillé entre le labeur d´un paysan et la dimension littéraire qui fait corps avec lui. (Le Pythagore, Chaumont, 2000, Journal • 264 pages • 16 x 24 cm, isbn : 2-908456-30-3)

2001 La Plâtrière
La Plâtrière, c´est la vie d´un village champenois à la fin du XIXème siècle, la vie aussi de sa mine de plâtre. On assiste ici à la lutte âpre d´ouvriers pour leur survie et leur dignité, face à un patron chiche dans ses deniers mais pathétique dans son acharnement à maintenir son entreprise. On est ému par la naissance d´un amour entre sa fille Noémie et un jeune professeur. On est subjugué par l´atmosphère profondément rurale (...). On a de la sympathie pour Margot, la tenancière d´un cabaret (...). La Plâtrière: sensibilité et réalisme. (Le Pythagore, Chaumont, 2001.-304 pages; 16 x 24 cm, isbn : 2-908456-31-1)

2002 La Terre au Cœur
"Aussi fier du sillon bien tracé que de la page bien écrite", Jean Robinet, avec un lyrisme contenu et ample, évoque les émotions profondes que lui inspire la terre nourricière. (Les Editions de Paris, 2002.- 174p. 16x24 cm)

2005 Instants
Le besoin d´écrire, pour qui a cette passion et parfois vit cette toture, la tentation de publier même dans le grand âge, époque où tant d´écrivains se racontent, trop complaisants envers eux-mêmes parfois, fait que croyant avoir posé leur plume, ils peuvent déjà l´avoir reprise. Je viens à l´instant de recharger mon stylo (Langres: Guéniot, 2005.- 152p.; 16x24 cm)

2007 D’une autre Semence
En 1964 paraissait «Les grains sous la meule», roman de la condition paysanne à l’époque. Suzon Cerisier et Lucien Laborde vivaient un amour profond, attendant pour se marier la possibilité de louer des terres. Cette possibilité ne se présenta pas et, un jour, Lucien mourut dans une échauffourée. Suzon, dans le souvenir de l’aimé, a continué sa vie de petite maroquinière, indifférente aux garçons qui la remarquaient. Quarante années plus tard, pourtant, une rencontre lui fait connaître un sentiment interdit, mais d’une intense violence. Elle prend alors conscience de ce qu’elle a passé sa vie avec un mort. Elle n’oublie rien, mais folie, se veut désormais réellement femme. Il est hélas, bien tard. Roman intimiste, mais vibrant, d’une rare profondeur, à travers des pages sur la terre et la nature comme Jean Robinet sait les écrire, «Le Sang dépassé» nous mène à un bouleversant épilogue.
(Le Pythagore: Chaumont, 2007, 200 pages • 16 x 24 cm .- isbn : 978-2-908456-58-5)

2007 Le Sang dépassé (éd. Le Pythagore Chaumont)
: En 1964 paraissait «Les grains sous la meule», roman de la condition paysanne à l’époque. Suzon Cerisier et Lucien Laborde vivaient un amour profond, attendant pour se marier la possibilité de louer des terres. Cette possibilité ne se présenta pas et, un jour, Lucien mourut dans une échauffourée. Suzon, dans le souvenir de l’aimé, a continué sa vie de petite maroquinière, indifférente aux garçons qui la remarquaient. Quarante années plus tard, pourtant, une rencontre lui fait connaître un sentiment interdit, mais d’une intense violence. Elle prend alors conscience de ce qu’elle a passé sa vie avec un mort. Elle n’oublie rien, mais folie, se veut désormais réellement femme. Il est hélas, bien tard. Roman intimiste, mais vibrant, d’une rare profondeur, à travers des pages sur la terre et la nature comme Jean Robinet sait les écrire, «Le Sang dépassé» nous mène à un bouleversant épilogue. (Le Pythagore: Chaumont, 2007, 200 pages • 16 x 24 cm .- isbn : 978-2-908456-58-5)

Nombre de ces titres, épuisés dans l´édition originale, ont été réédités par d´autres maisons d´édition.




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 • Hommages


(Photo : encre aquarellée de Hervé le Graët représentant Jean Robinet)

Jean Robinet a connu nombre d’hommages de son vivant. En avril 2009 à Nogent, à la médiathèque Bernard Dimey en présence de son compagnon de captivité, l'académicien René de Obaldia il lui est rendu un hommage d'autant plus émouvant que c'est son fils aîné qui prend la parole. L’AHME (Association Haut-Marnaise d'Ecrivains) y était particulièrement représentée par la moitié de ses membres.


13 juin 2014
La rénovation de l’EHPAD Le Lien, situé rue du Champ de Mars à Nogent étant achevée, le conseil d’administration de l’établissement a souhaité baptiser leur nouvelle salle de réunion, du nom de "Jean Robinet".
Cette belle salle de réunion, équipée pour la projection numérique est capable de recevoir 100 à 160 personnes. Outre l’utilisation régulière pour les besoins des résidents et des membres de l’association, il peut être utilisée par des intervenants extérieurs afin de créer de l’animation et réduire la distance entre les personnes âgées résidant dans l’établissement et la vie extérieure.




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(Photo : les chevaux amis d'enfance de Jean Robinet qui ont inspiré plusieurs de ses oeuvres)

Si le Lien a choisi de donner à cette salle le nom de Jean Robinet, ce n'est pas un hasard. Il voulait mettre en avant l'image d'un haut-marnais qui, malgré une vie faite d’épreuves, s'est engagé en faveur de ses contemporains pour la défense du terroir, des agriculteurs et d’un mode de vie authentique.

N’ayant pas eu la chance de poursuivre ses études, il a démontré une soif d’apprendre et s’est attaché à promouvoir les valeurs éducatives. Sur la fin de sa vie, il a été une personne âgée à la personnalité attachante, bienveillante et affectueuse, qui a livré une réflexion sur le sort des "vieillards dans les hospices". Son être et son œuvre livrent aux jeunes d’aujourd’hui des clefs pour comprendre les valeurs qui habitent nos anciens et les mieux aimer aujourd’hui.




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La médiathèque de Nogent a aimablement prêté le film "Rencontre avec Jean Robinet" et l’exposition itinérante qui appartient à la MDHM (médiathèque Départementale de Haute-Marne).

Des professeurs de lettres du collège Françoise Dolto de Nogent s’en sont servies pour des séances de travail (4 classes de collège à ce jour).






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L'inauguration s'est faite en présence du député Luc Chatel, de la Maire, Anne-Marie Nédélec et du Président de l'APADH Bertrand Degoy.








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La foule était nombreuse et quatre-vingts invités ont partagé le repas qui a suivi. Il était animé par Anne Duvoy qui a lu des extraits de l'oeuvre de Jean Robinet et annoncé les intervenants avec beaucoup de délicatesse.



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Beaucoup d'émotions dans ces extraits choisis !



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Philippe Savouret a présenté un diaporama spécialement réalisé pour l’occasion et qui retraçait de façon très complète la vie et l’oeuvre de Jean Robinet.





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Trois des enfants de Jean Robinet étaient présents et particulièrement émus.



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Sa fille lit aussi un extrait de l'oeuvre. N'est-ce pas le plus émouvant hommage qu'un père puisse espérer !



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Difficile de passer derrière des intervenants d'une telle qualité ! Annie Massy abandonne donc le résumé de la vie et l'oeuvre de l'écrivain paysan qu'elle avait préparé ; elle choisit de raconter des anecdotes qui ont fait revivre de bons moments passés avec lui dans le cadre de l'AHME.



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Le mot du Président :

"Jean Robinet n’a pas seulement été un écrivain militant pour le monde paysan. Car le paysan-écrivain a aussi fait preuve d’une grande sensibilité à toutes les choses de la vie, nature, animaux, hommes femmes et enfants. Au fil de ses chroniques, mais surtout dans son livre La dernière étape, il pose un regard lucide sur les personnes âgées, dont il ne nie pas qu’elles sont peu attractives, et sont réduites, par leur dépendance, à sortir du temps et de la société active. Par contraste, il nous donne à voir le formidable engagement de celles et ceux qui se vouent à les soigner. Il nous dit que nous devons aimer les personnes âgées pour ce qu’elles ont été – mères et pères aimants – car nous leur devons tout, de notre existence à la société dans laquelle nous vivons, et pour laquelle ils ont travaillé dur."




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ecrivains Haute Marne
(Photo : le fils de Jean Robinet, très ému remercie le Lien et son Directeur Bertrand Degoy de cet hommage)

On sait actuellement soigner les personnes âgées et les héberger. Encore faut-il le faire dans les meilleures conditions de vie et l'art, dans ce sens prend une dimension essentielle et iirremplaçable : il n'y a pas d'âge pour créer ou pour apprécier les oeuvres des artistes. Jean Robinet en est un excellent exemple, lui qui est mort à quatre-vingt-dix-sept ans et a écrit tous les jours jusqu'à son dernier souffle.




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Au fil des ans, les hommages se multiplient. Jean Robinet a déjà sa rue et a donné son nom à une école. Les rues de son village portent le nom de ses livres. Nul doute que cet hommage organisé par le Lien, ne sera pas le dernier.

A bientôt l'artiste !




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 • Le tombeau de Jean Robinet


Après sa mort, le 13 mai 2010, les hommages se sont multipliés. Voici ceux de membres de l´AHME.

"Terre protège le bien: il t´a tant aimée" Cette formule d´Yvon Lallemand a été inscrite sur la plaque commémorative offerte par l´AHME.

« En tant que Président de l’AHME pendant vingt ans, ami et compagnon de plume de Jean Robinet, j’ai eu à préparer un discours en vue de son enterrement. Je l’ai écrit et recomposer plusieurs fois mais je me suis dit que je ne pourrais jamais le prononcer sans éclater en sanglots. Je n’en ai gardé qu’une phrase, l’essentiel, celle qui me semble la plus proche de Jean et que l’actuelle Présidente, Annie Massy, fait graver sur sa tombe : « Terre, protège le bien : il t’a tant aimée »
Yvon Lallemand (14 mai 2010)

« Amis de plume depuis de nombreuses années, nous avons souvent échangé, toujours dans la bonne humeur, avec beaucoup ‘humour et j’oserai ajouté, de tendresse. Jean tel qu’en lui-même, tel que nous l’aimions. Sa gentillesse, son amitié resteront gravées dans mes plus doux souvenirs. »
Geneviève Noirvache, (15 mai 2010) désormais doyenne de l’AHME.

« Ces dernières années, si le corps le trahissait, trop usé par les travaux des champs – ah ! sa poigne de fer lorsqu’il donnait le bonjour à vous broyer la main-, son esprit est resté jusqu’à la fin vif et alerte. Sa conversation était un plaisir : curiosité, érudition, courtoisie pour ses hôtes mais aussi un humour parfois coquin et une espièglerie qui faisait souvent fendre son visage d’un sourire et plisser ses yeux de plaisir. Modeste, mais sans bouder les joies de sa popularité, il savait aussi relativiser d’un geste ou d’une réflexion les hommages qu’on lui rendait sur sa vie de légende : je suis un paysan qui écrit, pas un écrivain qui laboure, avait-il l’habitude de dire.
Profond respect pour son oeuvre et pour l´homme attachant qu´il était.
Il nous reste la chance de l´avoir connu. »
Thierry Beinstingel. (15 mai 2010)

« Le Jeannot aurait pu attendre encore trois ans avant de partir ; ça nous aurait donné le plaisir de trinquer à son centenariat (car lorsque nous descendions le voir, Thierry et moi, chaque année aux beaux jours, c´était bonheur que boire un coup à la littérature et d´en parler avec passion, car s´il était sourd, il n´était pas avare de mots et expressions) "
–Gil Mélison-Lepage, Présidente d’honneur de l’AHME- (14 mai 2010)

« Paysan ! »
Ce mot, jeté avec mépris à la face des paysans, Jean Robinet l’a relevé et a su rendre aux vrais paysans leur fierté. Il a su exprimer avec des mots simples le ressenti et la fierté de celui qui s’affronte avec la terre, avec les éléments du climat qui ne se maitrisent pas.
Nous, les paysans, avons apprécié son émerveillement devant la création et les mots pour le dire. Rendre grâce à la nature, à son Créateur et le remercier de toutes ses beautés.
Merci Jean de tout ce que vous nous avez apporté ou fait découvrir ou redécouvrir."
Pierre et Geneviève Lamontre (20 mai 2010)

"J´apprends avec tristesse le décès de Jean Robinet. Je ne l´ai jamais rencontré, mais nos écrits "voisinaient" dans les Cahiers Haut-Marnais, du temps de Jean-Gabriel GIGOT, le fondateur. Aussi ai-je une pensée émue pour lui."
Max Leclerc (15 mai 2010)


"Haut-marnaise d´adoption, j´ai fait connaissance avec l´écrivain Jean Robinet par l´intermédiaire de Monsieur André Douillot, mon voisin et ancien maire du village de Blécourt, où je demeure et qui fut l´ami de Jean Robinet avec lequel il correspondait régulièrement. Compagnons de labours m´a ému à plus d´un titre et m´a donné l´envie de lire toute l´œuvre de Jean Robinet. J´ai enfoncé mes pas dans la terre meuble en suivant les sabots laborieux de ses chevaux et j´ai vécu, en pensée, sa déportation (°). Je n´ai pas eu l´honneur ni le bonheur de le rencontrer, il était si fatigué. A la lecture de ses ouvrages je me suis sentie très proche de lui. Il aimait la Terre et l´Homme de vrai amour, pas simplement avec des mots. L´Éducation Nationale devrait mettre au programme de tous les écoliers de Haute-Marne et de France, les livres de cet écrivain. A l´heure où on nous rebat les oreilles d´écologie plus ou moins fantaisiste, il serait bon que nos enfants apprennent ce qu´est le véritable respect de notre Terre ; celle dont nous parle si bien Jean Robinet. Bonne route Monsieur Robinet, vous ne laissez sur terre que des amis et des frères."
Zsa ZSa Brinzwiska, (25 mai 2010)
(N.B : en fait, Jean Robinet n’a pas été déporté mais était prisonnier de guerre au titre de soldat engagé)

"Un prénom et un nom gravés en notre coeur pour toujours, et des rencontres inoubliables avec lui !...
Quel bonheur d´avoir pu partager avec lui des moments empreints de sa gentillesse, de sa bonté, de son humour, et de sa joie de vivre !...
Nous avions lu plusieurs de ses livres, et nous le connaissions depuis plus d´un an pour être allés le voir chez lui plusieurs fois.
Il a tracé de nombreux sillons dans sa vie, parfois semant dans les larmes et moissonnant en chantant.
Tel le grain de blé qui grandit au coeur de la terre, il a grandi « la terre au coeur et avec son grand coeur ». Il s´est épanoui à La Lumière de Celui qui l´habitait, et son rayonnement ne pourra pas disparaître, car il était soleil pour qui le rencontrait.
Merci, cher Monsieur ROBINET, pour votre être qui émanait le parfum de l´Eternelle Présence !... Vous demeurez si présent en nous."
Lysiane et Michel Demonsant, lecteurs et amis de Jean ROBINET (28 mai 2010)

"Mon Ami, Jean Robinet, n´est pas mort.
Dans le casier, au centre de ma bibliothèque, ils sont tous là : Les Grains sous la Meule, Mont-Cierge, Compagnons de labour... tous ces ouvrages dont sa plume légère venait caresser nos paysages.
Les deux premiers ne peuvent que me rappeler les longues heures de préparation des spectacles qu´ils ont engendrés et pour lesquels les "Amis de Buxières" ont mis tant de coeur. Nous partagions cette longue histoire paysanne où l´oppression, les luttes contre l´adversité, se mêlaient au courage jusqu´à la résignation et à la force donnée par l´instinct de survie.
Le Maïs des Sables (ou de la désespérance) tomba sur mon bureau en 1967; j´avais vingt ans. Il provoqua une colère partagée avec celui dont je ne manquerais plus la sortie des ouvrages. Etait-ce le poète qui m´attirait ou le combattant pour une meilleure condition des petits ? Etait-ce l´amoureux de la terre nourricière (la terre-femme) ou l´être sensible jusqu´à l´amour ou la souffrance dans sa relation avec le monde naturel, qui me subjuguait ? C´est certainement tout cela à la fois.
Quelques réactions vives parcouraient son corps lorsqu´il subodorait l´erreur ou l´injustice. Malgré ce caractère dur comme le roc, ses interlocuteurs ne se souviennent que d´accueils chaleureux, d´esprit taquin, de regards enflammés. Jean était gaité, malice, connaissances, interrogations, réflexion, séduction.
Je me plais à penser qu´il était l´homme des trois provinces (*), savant mélange culturel d´une vaste contrée qui mériterait, ne serait-ce que pour respect de sa mémoire, être demain promue au titre de terre légendaire.
Une autre manière de dire que Jean Robinet n´est pas mort."
(*N.B : Les trois provinces : Haute-Saône, Vosges et Haute-Marne, à la frontière les unes des autres)
Michel Sarrey, Président de l´association des "Amis de Buxières" qui organise des sons et lumières et a pour but de faire de l´animation rurale. Un des spectacles est la transposition des premiers romans de Jean Robinet.
(15 juin 2010)





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 • Pour aller plus loin


On peut aller sur la page de Jean Robinet sur ce site et avoir accès à la présentation plus détaillée de ses oeuvres

Plus d'information :
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