Éric GIRARDOT

Biographie :

       Éric Girardot découvre la photographie, en 1982, lors des trois jours avant son service militaire . Il commence sa carrière sur un « coup de bluff » en se présentant comme photographe et faisant trois-cents portraits de militaires au garde à vous… dont il rate le développement !

       En 1982, il fait l’apprentissage du noir et blanc dans un laboratoire professionnel à Strasbourg et obtient en 1983 un DIPC photographie à Colmar où il rencontre Jean-Pierre Rives qui écrivait dans Le Monde de la Photographie.

       Photographe professionnel indépendant depuis 1987, il a un parcours atypique et fait des choix éclectiques… Il se présente comme « ni journaliste, ni vraiment artiste, plutôt artisan ». Il cherche à chaque expérience, à poser un regard renouvelé sur ce qui l’entoure : « En ce moment je me ballade dans Chaumont avec les élèves d’un cours de photographie, ça m’oblige à être là dans l’instant et à regarder à nouveau. Et ce qui m’étonne c’est qu’à chaque fois je découvre de nouvelles choses, une vue différente, une lumière changée, des détails qui apparaissent…La Photographie c’est une passion et c’est de la lumière avant tout ! »

       Il a été photographe aérien, photographe « de la ville, chemin faisant » mais aussi autant du monde industriel que de la nature… Ses clichés sont tout à la fois drôles, savoureux, extravagants, toujours porteurs d’humanité. Il a notamment fixé dans son objectif, mille-cinq-cents portraits d’ouvriers de fonderie et de leur travail : « Aujourd’hui le numérique permet d’avoir des facilités techniques pour les prises de vue, d’être moins monopolisé par la technique, ce qui permet d’être plus proche de la personne qui pose pour vous. On peut être plus attentif à l’œil et au regard de l’autre…c’est plus léger et permet une convivialité qui m’intéresse énormément. »

Hubert Haddad écrit à son propos : « On aimerait croire qu’Éric Girardot est devenu photographe par surprise, en ouvrant la fenêtre du monde, un beau matin de réincarnation. À voir la spontanéité et l’énergie bienfaisante qui émanent de ses clichés, l’espèce de charme lucide aussi, de perspicace exaltation pour le quotidien et ses petites éternités, on se prend à rêver longtemps sur les visages et les silhouettes, les reflets chromés du jour, la disparition distraite des plus vifs instants, ceux-là même qu’on voudrait garder en mémoire. L’oeil attiré par tous les vents, Éric Girardot enquête sur l’amicale présence en reporter clandestin ».